jeudi 24 mai 2018



Belle aube,
tu transperces
l'orage de la nuit.

Montent les senteurs
d'herbes couchées
et de pétales.

La brume matinale
garde la chaleur de l'éclair





mercredi 23 mai 2018

Il n'y a pas un seul instant
où rien ne chante.

Les iris ouvrent des portes
vers un horizon
sans courbure.

Le ciel peint lui-même
sa respiration.

Les nuages ne parlent
q'une seule langue,
celle des coeurs
en louange.






le chat médite
les yeux mi-clos
les oiseaux en profitent.
Douce lumière du matin







mardi 22 mai 2018



Aussi haut que monte un mur,
Encore plus haut jaillit l'issue.

En toi ce débordement,
le vent, la lumière et plus encore
t'emporte.

Tu es l'enfant qui dort,
s'enroule dans le chant des vagues.
Tu n'as plus peur.

Tu as renversé
la table du tribunal
dans la prairies en fleurs.

Tu es porté maintenant
par le sourire
qui t'a vu naître.




lundi 21 mai 2018


Avec les nuages



Impossible de savoir
si les nuages passent
ou sont immobiles.
Ils ont la couleur
d'une neige de printemps dans la montagne.
Ils ne pensent pas. Ils ne disent rien
Ils se forment, se déforment.

J'aimerais être près d'un torrent
allongé sur un lit
d'aiguilles de mélèzes
et ne plus penser aussi.
Regarder seulement
les nuages,
deviner de quel silence
ils sont emplis.

J'envie leur calme
leur docilité au vent.
J'aimerais qu'ils me portent plus loin,
plus loin, plus loin.




dimanche 20 mai 2018


Terre brisée, remuée, concassée,
terre d'orages zébrée de folie
aux cicatrices d'ornières
aux abimes recousus
où la ténèbre palpite encore,
terre nue où la cendre
et le sang sont mêlés,
terre de nuit où
des restes d'étoiles
sont enfouis,
terre de promesse
au risque d'une graine
qui doit pourrir
qui doit mourir
sans assurance qu'un jour
elle germe,
terre qui crie, qui a soif
même quand elle emporte en son cœur
l'averse soudaine, 
terre livrée et délivrée
tout à la fois,
oh, terre, 
ma terre est prête.
fleurs et enfants
arbres et oiseaux
peuvent venir y danser